En bref
La validité du contrôle est de deux mois avec une défaillance majeure, limitée au jour du contrôle avec une défaillance critique. Le délai de contre-visite reste de deux mois dans les deux cas. Un danger immédiat ou une consigne constructeur « stop drive » impose de cesser d'utiliser le véhicule sans attendre. Depuis 2026, le contrôle vérifie aussi les rappels graves du constructeur.
Aller directement à un sujet
Mineure, majeure, critique : les trois niveaux
Le contrôle technique classe chaque défaut constaté selon sa gravité :
- Défaillance mineure : notée sur le procès-verbal, sans obligation de contre-visite. Il est conseillé de la corriger.
- Défaillance majeure : elle impose une contre-visite. Le véhicule peut circuler pendant le délai prévu, le temps d'être réparé.
- Défaillance critique : elle impose aussi une contre-visite, mais le véhicule ne peut circuler que jusqu'à la fin de la journée du contrôle. Dès le lendemain, il ne peut plus circuler tant qu'il n'est pas réparé.
Le délai de contre-visite
La contre-visite doit être passée dans les deux mois qui suivent le contrôle technique initial. Au-delà, elle n'est plus possible : il faut repasser un contrôle complet, facturé en entier, et le véhicule n'est plus en règle pour circuler. Mieux vaut donc faire réparer sans tarder, surtout si des pièces doivent être commandées.
Les tarifs du contrôle et de la contre-visite sont fixés librement par chaque centre : renseignez-vous au moment du premier passage.
Deux délais à distinguer : les deux mois pour présenter la contre-visite ne prolongent pas la validité d'un contrôle défavorable pour une défaillance critique, limitée au jour du contrôle. Consultez la date limite sur le procès-verbal et organisez la prise en charge avec le centre et le réparateur.
Ce qui est vérifié à nouveau
La contre-visite ne reprend pas tout le contrôle : seuls les points ayant entraîné une défaillance majeure ou critique sont vérifiés de nouveau. Présentez-vous avec l'original du procès-verbal du premier contrôle et la carte grise du véhicule ; la facture des réparations peut aussi être utile. Si les défauts sont corrigés, le centre délivre un procès-verbal favorable.
Des motifs de contre-visite fréquents
Selon le bilan 2025 de l'UTAC, près d'un contrôle technique de voiture particulière sur cinq (18,9 %) s'est conclu par une contre-visite. Beaucoup tiennent à des défauts simples : tous véhicules légers confondus, un feu de croisement mal réglé a été relevé dans 4,77 % des contrôles, des pneus gravement endommagés ou mal montés dans 3,46 %, et des pneus usés jusqu'aux témoins d'usure dans 2,18 %. Les points à surveiller :
- éclairage et signalisation : feu mal réglé, ampoule grillée, clignotant défaillant ;
- pneumatiques usés, abîmés ou différents sur un même essieu ;
- freinage : disques ou plaquettes usés, efficacité déséquilibrée entre les roues ;
- liaisons au sol : rotules, silentblocs ou amortisseurs usés ;
- visibilité : pare-brise fortement endommagé dans la zone balayée par les essuie-glaces, essuie-glace qui ne fonctionne pas ou balai très abîmé ;
- pollution : émissions trop élevées ;
- voyants de défaut allumés (moteur, airbag, freinage).
Nouveauté 2026 : les rappels graves
Depuis le 1er janvier 2026, le contrôle technique vérifie aussi si le véhicule est concerné par une campagne de rappel qualifiée de grave par le constructeur, par exemple pour un airbag Takata.
Si le constructeur a demandé de cesser immédiatement d'utiliser le véhicule (rappel dit « stop drive ») et que la réparation n'a pas été faite, le centre relève une défaillance critique : une contre-visite est nécessaire. La consigne du constructeur de ne plus utiliser le véhicule doit être respectée dès qu'elle est connue ; le délai administratif de contre-visite ne permet pas de continuer à rouler avec un rappel « stop drive ». Pour les airbags Takata, la réparation se fait chez un garagiste de la marque, gratuitement ; conservez l'attestation de remplacement qu'il doit vous remettre.
Pour un rappel grave sans « stop drive », un commentaire sur le procès-verbal invite à vérifier que la réparation a été faite. Avant le contrôle, vérifiez sur le site de votre constructeur, avec le numéro d'identification du véhicule, s'il est concerné par un rappel.
Préparer le véhicule
Avant le contrôle comme avant une contre-visite, quelques minutes de vérification évitent bien des surprises : tous les feux et clignotants, l'état et la pression des pneus, les essuie-glaces et le liquide lave-glace, la lisibilité des plaques d'immatriculation, l'absence de voyant allumé au tableau de bord, le klaxon et les ceintures.
Pour un contrôle plus complet, notre préparation au contrôle technique passe en revue les principaux points examinés par le centre et vous signale ce qui risque d'entraîner une contre-visite. Si le procès-verbal liste déjà des défaillances, apportez-le : nous vous remettons un devis pour les réparations nécessaires avant votre retour au centre.
Questions fréquentes
Quel est le délai pour passer une contre-visite ?
Deux mois à compter du contrôle technique initial.
Que se passe-t-il si le délai de deux mois est dépassé ?
La contre-visite n'est plus possible : il faut repasser un contrôle technique complet, à vos frais. Entre-temps, le véhicule n'est plus en règle : rouler sans contrôle technique valide expose à une amende, en général forfaitaire de 135 €, et à une possible immobilisation.
Peut-on rouler avec une défaillance majeure ?
Le résultat du contrôle reste valable deux mois avec une défaillance majeure. Cette validité ne permet pas d'ignorer un danger immédiat ou une consigne stop drive. Avec une défaillance critique, la validité est limitée au jour du contrôle ; la contre-visite reste à effectuer dans les deux mois. Arrêtez d'utiliser un véhicule dangereux et faites organiser sa prise en charge.
Les défaillances mineures obligent-elles à une contre-visite ?
Non. Elles sont notées sur le procès-verbal et il est conseillé de les corriger, mais elles n'imposent pas de contre-visite.
Qu'est-ce qui change au contrôle technique en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le contrôle vérifie si le véhicule est concerné par une campagne de rappel qualifiée de grave par le constructeur, par exemple pour un airbag Takata. Si le véhicule est classé « stop drive » et n'a pas été réparé, une défaillance critique est relevée et une contre-visite est nécessaire. Une consigne « stop drive » doit être respectée dès qu’elle est connue. Sans « stop drive », un commentaire sur le procès-verbal invite à vérifier la réparation.
Faire contrôler votre véhicule à Gennevilliers
Garage de la Mairie — 4 Rue du Puits Guyon, 92230 Gennevilliers. Décrivez le symptôme dans votre demande : nous vous rappelons pour confirmer le rendez-vous.
Demander un rendez-vousSources
- Service-public.gouv.fr : contrôle technique d'une voiture (catégorie M1)
- UTAC : bilan 2025 du contrôle technique des véhicules légers
- Ministère de la Transition écologique : rappel des airbags Takata
Le carnet d'entretien et la notice de votre véhicule restent les références. En cas de doute sur la sécurité, arrêtez-vous et demandez conseil.